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 VITE DIT


«Lis avec moi» : sans frontières

3 septembre 2010

C’est du 9 au 17 octobre que la Semaine «Lis avec moi» tient ses activités cette année. Sous le thème Lire sans frontières, une foule d’activités et d’évènements sont au service du partage du plaisir de la lecture, que ce soit entre enfants, entre un adulte et un enfant ou encore entre un auteur jeunesse et son public. Mariève Talbot, la directrice générale de l’organisme lavalois, détaille ainsi le thème : «Lire sans frontières culturelles, sans frontières de genres littéraires, sans frontières entre les générations, sans frontières à l’imagination et au plaisir!»

Au cœur de cette semaine célébrant la lecture figurent plusieurs activités dont la tournée des bibliothèques, la journée Festivalire, des rencontres d’auteurs et le désormais traditionnel colloque de Lis avec moi, le 15 octobre. S’inscrivant dans la thématique de la Semaine et intitulé «Parce que la lecture ouvre les horizons», le colloque sera de nouveau animé par Ariane Émond et se déroulera à la Maison des Arts de Laval, près du métro Montmorency et du cégep du même nom. Ce colloque offre aux enseignants, bibliothécaires, conseillers pédagogiques et libraires, une journée de réflexion sur la lecture et la littérature jeunesse. Lurelu vous en proposera un compte-rendu, d’ailleurs, comme chaque année.

Faites le tour du site Web de Lis avec moi pour en connaître les multiples activités , tant celles à venir que celle qui ont eu lieu cet été.


25 ans plus tard,
le Théâtre Bouches Décousues

2 septembre 2010

Chaque rentrée théâtrale d’automne, lorsque les compagnies annoncent leurs projets pour l’année qui vient, nous permet de mesurer le temps qui court. En 2006, nous soulignions la récompense reçue par le Théâtre Bouches Décousues, le Grand Prix du Conseil des arts de Montréal, qui lui était décerné pour son apport exceptionnel au développement de la dramaturgie destinée au jeune public. En janvier 2011, la petite compagnie au long cours fêtera ses 25 ans d’existence et de création. Il faut le dire : comme d’autres dans le merveilleux monde du théâtre, cette entreprise – une équipe de cinq ou six personnes – a réussi de remarquables bons coups au fil des saisons. La passion et la détermination qui portent ses créateurs ne semblent pas s’affaiblir, loin de là : en témoigne la superbe brochure de la saison 2010-2011, illustrée de nombreuses photos tirées des archives du théâtre.

Les codirecteurs et cofondateurs du Théâtre Bouches Décousues, Jasmine Dubé et Marc Pache, réitèrent leur engagement envers les publics d’enfants d’âges divers – des milliers ayant assisté à l’un ou l’autre des dix-sept spectacles créés par la compagnie durant ce quart de siècle – comme envers la création : «Nos bouches décousues qui ont dit, qui disent toujours et qui diront encore, nous le souhaitons, cette force créatrice qui nous anime, cette énergie explosive qui ne peut faire autrement que de s’exprimer en coulées lumineuses, en lave passionnée, en bouillonnement artistique», écrivent-ils. Mais le travail d’une compagnie de théâtre comme celle-là dépasse largement la stricte production de spectacles. Des ateliers de recherche avec des artistes d’autres disciplines, la vente et la promotion des productions, l’organisation de tournées, au Québec, au Canada, aux États-Unis et en Europe, sans compter les activités de sensibilisation artistique auprès des élèves dans le cadre scolaire, tout cela compose le quotidien des artistes.

 

Les mois qui viennent seront notamment consacrés à la diffusion des trois volets du triptyque Les Jardins d’enfants, dont les textes sont signés Jasmine Dubé, qui joue également dans deux d’entre eux, Les Mauvaises Herbes ainsi que Ginkgo et la Jardinière. Le troisième spectacle, Marguerite (photo ci-dessus), créé en 2009 au festival Petits bonheurs, puis présenté au festival Méli’Môme, en France, qui s’adresse aux tout-petits à partir de 18 mois, partira en tournée dans la région montréalaise en octobre, en collaboration avec le Conseil des arts de Montréal; cela se poursuivra au printemps 2011. «Berçant des tableaux de marguerites au plus près des enfants, un chœur de quatre comédiens raconte la vie de Marguerite quand elle n’était encore qu’un tout petit bourgeon, qu’une toute petite promesse de petite fille», résume la brochure. Un moment de douceur partagée qui a été inspiré à l’auteure par un poème de Pierre Morency.

Ginkgo et la Jardinière allie le théâtre et la musique – la compagnie explorait les arts visuels avec La Couturière, en 2004, et la danse avec Les Flaques, en 2006 – autour de la relation entre une jardinière et un vieil arbre, un Ginkgo biloba, dont elle prend soin. Présenté en première aux récents Petits bonheurs, ce spectacle destiné aux enfants de quatre ans et plus prendra l’affiche de la Maison Théâtre en octobre, de L’Arrière Scène, à Beloeil, en novembre, puis du Théâtre La montagne magique, à Bruxelles, en décembre, avant de revenir à Trois-Rivières en janvier. Quant aux Mauvaises Herbes (ci-dessous), elles sillonneront les routes du Québec et visiteront quelques Maisons de la culture de l’île de Montréal, dès l’automne et jusqu’au printemps 2011. On y voit une jardinière, Flore, qui recueille dans son «jardin d’enfants» les petits abandonnés, qu’elle transplante, qu’elle tuteure, qu’elle arrose, «en attendant qu’ils trouvent une terre où s’enraciner». Ce spectacle s’adresse à tout public, à partir de huit ans.

 

Enfin, la compagnie annonce que Léon le nul, coup de cœur de Lurelu en 2006, repart en France pour une septième tournée là-bas. Après plus de 165 représentations et une traduction en anglais créée à Calgary en 2009, cette œuvre de Francis Monty mise en scène par Gill Champagne poursuit son périple. Le solo interprété par Martin Dion raconte les efforts d’un garçon, en butte aux railleries et aux mauvais traitements de son entourage, pour «devenir un train» : en effet, Léon avale des clous pour s’endurcir, espérant ainsi grandir et se fortifier pour ne plus avoir à subir les coups. Poétique et remuant. Voir détails de la programmation sur le site de Bouches décousues.

Raymond Bertin

En avant pour l'Arrière Scène !

27 août 2010

À parcourir la programmation 2010-2011 de L’Arrière Scène, centre dramatique pour l’enfance et la jeunesse en Montérégie, situé à Beloeil, on a l’impression que la création théâtrale pour les jeunes publics connaît au Québec une période de production particulièrement fertile. Mais il ne faut pas oublier que, si le cru des derniers mois est plutôt bon, ce théâtre n’a cessé de se démarquer et de rayonner, ici comme ailleurs, depuis maintenant une trentaine d’années! De nouvelles créations attendues, des succès récents mais déjà confirmés, un classique venu de l’étranger, puis une incursion du côté des tout-petits grâce à une nouvelle collaboration avec le festival Petits bonheurs, colorent cette saison qui compte de très belles promesses.

Le tout débute le 24 octobre (jusqu’au 28) avec Le Voyage, le nouveau spectacle du Théâtre de l’Avant-Pays, créé au printemps dernier lors du festival susmentionné. Une belle production où s’allient le jeu des comédiens-manipulateurs et les marionnettes, véritables personnages qui prennent vie sous nos yeux. Le texte et la mise en scène, signés Marie-Christine Lê-Huu (par ailleurs comédienne : c’est elle qui incarne Alia dans la série Toc Toc Toc diffusée à Radio-Canada et à Télé-Québec), nous entraîne dans un voyage au Japon narré de façon complexe mais ingénieuse par Édouard. Ce jeune homme en quête de ses origines, mi-Québécois, mi-Japonais, raconte le voyage qu’il fit avec sa mère à travers les montagnes pour retrouver son père et connaître ainsi sa véritable identité. Au fil des digressions, comme le récit de la vie du célèbre musicien de jazz Louis Armstrong, l’idole du papa japonais, les enfants de 6 à 9 ans suivent ses pérégrinations avec intérêt et attention.

Suivra, du 14 au 18 novembre, la toute dernière création du Théâtre Bouches Décousues, Ginkgo et la jardinière, sur un texte de sa directrice artistique, Jasmine Dubé, également comédienne qui y joue le rôle central, celui de la jardinière. Il s’agit d’une coproduction avec le Théâtre Maât de Belgique, troisième volet d’un triptyque intitulé «Les Jardins d’enfants», s’adressant aux 4 à 8 ans. Voilà une évocation du cycle de la vie à travers l’exploration croisée de la musique et du théâtre.

Puis, la compagnie de théâtre acrobatique DynamO Théâtre, en coproduction avec Lorraine Kimsa Theatre de Toronto, offrira aux jeunes de 8 à 12 ans le spectacle L’Envol de l’ange, un scénario de Kim Selody mis en scène par Jacqueline Gosselin. Trois frères, «près d’une voie ferrée, dans un champ parsemé d’échelles», se lancent des défis où le vertige et l’habileté s’entremêlent. L’un des trois, plus maladroit, devra apprendre la confiance en ses propres moyens, à travers la révélation d’un secret longtemps occulté.

Des auteurs qui jouent

 

Après Marie-Christine Lê-Huu et Jasmine Dubé, un autre auteur, Simon Boulerice (voir notre entrevue dans Lurelu, printemps-été 2010), montera sur scène dès le 30 janvier 2011, jusqu’au 3 février, pour défendre son nouveau spectacle en solo : Les Mains dans la gravelle. Son personnage, Fred Gravel, y accueille le public à son installation d’arts visuels regroupant des objets évoquant ses dix ans. L’enfant pauvre, alors surnommé Fred-la-terreur, passait ses journées dans sa cour de gravier à la recherche de pierres précieuses : «Bienvenue dans un univers où les jus Oasis évoquent des oiseaux, et où les pierres aux reins deviennent des diamants», annonce le programme. Une création de L’Arrière Scène à découvrir pour les 8 à 12 ans.

Les adolescents pourront ensuite se régaler lors de la présentation de S’embrasent, le spectacle éclaté du Théâtre Bluff, dont le texte est signé Luc Tartar, et la mise en scène, Eric Jean. Un petit bijou, dynamique, poétique et remuant sur le thème de l’amour et de la sexualité, où les mots, le mouvement et la musique sont portés par de jeunes comédiens généreux et une «vieille» Béatrice Picard d’une verdeur incroyable, à «quatre-vingts ans bien sonnés»! Une œuvre appelée à une longue vie pour les 14 ans.

Coup sur coup, du 20 au 23 mars, puis du 10 au 12 avril, deux succès des dernières années : La Migration des oiseaux invisibles, un texte de Jean-Rock Gaudreault mis en scène par Jacinthe Potvin, s’adressant aux jeunes de 8 à 12 ans, et Le bruit des os qui craquent, un texte de Suzanne Lebeau mis en scène par Gervais Gaudreault, pour les 11 à 14 ans, seront présentés. Deux univers assez différents mais également empreints de gravité : le premier relate le périple de deux enfants, orphelins et clandestins, vers un monde meilleur; le second évoque la réalité tragique des enfants soldats.

Enfin, du 17 au 20 mai, le Théâtre Le Papyrus de Belgique ramène un classique irrésistible, destiné aux 4 à 8 ans : Hulul, l’histoire d’un oiseau de nuit, le hibou, qui entraîne le public dans son nid au creux d’un immense tronc d’arbre. Une œuvre poétique et tendre qui parcourt les routes du monde depuis une vingtaine d’années. Les deux spectacles étrangers pour la petite enfance, présentés en collaboration avec Petits bonheurs, seront connus en février.

Raymond Bertin
Les photos, de haut en bas : Ginkgo et la jardinière, L’envol de l’ange, Les mains dans la gravelle, S’embrasent et La migration des oiseaux invisibles.

 

La Lecture en Cadeau

3 septembre 2010

Vous connaissez sans doute La lecture en cadeau, cette initiative de la Fondation pour l’Alphabétisation qui consiste à recueillir auprès du public, surtout dans les librairies et les salons du livre, des dons de bouquins neufs destinés aux enfants de milieux défavorisés. La campagne bat son plein en novembre et décembre surtout, ce qui fait du Salon du livre de Montréal un temps fort de la cueillette.

Depuis 1999, plus de 225,000 livres ont été distribués, dont plus de trente mille l’an dernier. Le seuil d’un quart de million devrait être atteint au cours de la campagne 2010-2011. La distribution se fait au printemps dans toutes les régions du Québec, dans des organismes communautaires, écoles primaires, CPE et autres lieux judicieusement choisis pour que soient rejoints non seulement les enfants visés mais leurs parents «faibles lecteurs».

La lecture en cadeau vise à prévenir le décrochage scolaire et l’analphabétisme, à «permettre d’avoir un impact direct sur le quotidien d’un enfant... Un livre à soi peut faire toute la différence lorsque l’environnement socio-économique favorise peu la lecture.»

Sur le thème Des mots d’espoir, un cocktail-bénéfice marrainé par Marie-France Bazzo aura lieu le 8 septembre au Club Soda. Ce sera en même temps l’événement de clôture du vingtième anniversaire de la Fondation.


Des magazines éducatifs

30 août 2010

Plus de 136,000 exemplaires des magazines Les Débrouillards, Les Explorateurs, J’aime lire et Pomme d’api ont été envoyés gracieusement aux enseignants et aux élèves des écoles primaires québécoises et franco-canadiennes. Ce sont les éditeurs, Publications BLD et Bayard Canada, qui assument en entier les coûts de l’opération, environ cent mille dollars.

Les enseignants reçoivent aussi la huitième édition du Guide culturel des jeunes, une belle brochure de 48 pages pleine de suggestions d’activités et de sortie culturelles : théâtre, cirque, musique et danse, musées d’art ou de science, cinéma et télévision, livres et DVDs.

Cette distribution de magazines est la plus importante activité de promotion de la lecture au Québec, affirment leurs éditeurs, dont l’objectif est de sensibiliser les jeunes, les parents et les enseignants aux attraits et aux avantages éducatifs des périodiques. «Beaucoup de parents nous disent que c’est grâce à l’un de nos magazines que leur enfant a pris goût à la lecture et à l’acquisition de connaissances», affirme Suzanne Spino, éditrice de J’aime lire et de Pomme d’Api. «Mais les magazines éducatifs ne rejoignent qu’un enfant sur quatre; nous devons faire mieux!»

 

Les Débrouillards et Les explorateurs entreprennent d’ailleurs l’année scolaire en augmentant leur nombre de parutions. Les Explorateurs publiera un numéro de plus, soit onze par an, tandis que Les Débrouillards passera à seize publications par année, en comptant six numéros hors-série, dont DébrouillArts. En 2010-2011, trois numéros hors-série porteront sur le sport, deux sur les arts et un sur le développement international. «Notre première mission reste l’éducation scientifique des jeunes, rappelle l’éditeur Félix Maltais, mais nous voulons aussi les sensibiliser à d’autres domaines tout aussi passionnants et formateurs.»


9 août 2010

Les collections de plusieurs revues culturelles québécoises, dont Lurelu, sont désormais offertes en version numérique.

Dans le cadre d’un vaste projet de valorisation des publications québécoises, la Société de développement des périodiques culturels québécois (Sodep) a procédé à la numérisation rétrospective de vingt-sept revues membres. Les collections numérisées sont accessibles, librement et gratuitement, sur la plateforme Érudit. Lurelu est du nombre.

Tout titulaire de droits (auteur d’articles, photographe, illustrateur, etc.) sur une œuvre publiée dans une des revues ainsi numérisées, qui ne souhaite pas voir son œuvre diffusée sur le site Érudit, peut adresser une demande écrite conjointement à la Sodep et à l’éditeur pour que son œuvre soit retirée.

Fondée en 1978, la Société de développement des périodiques culturels québécois est un organisme à but non lucratif, constitué juridiquement depuis 1980. Elle est la doyenne mondiale des associations vouées à la défense et à la promotion des revues culturelles. Elle est sise au 460 Ste-Catherine Ouest, bureau 716, à Montréal (H3B 1A7).

Société à but non lucratif, Érudit est un consortium composé de l’Université de Montréal, de l’Université Laval et de l’Université du Québec à Montréal.

Ce projet a été rendu possible grâce au soutien financier du ministère du Patrimoine canadien, par l’entremise du Fonds du Canada pour les magazines.

 

9 août 2010

Près de 9000 critiques, articles, chroniques, dossiers et nouvelles brèves ont été publiés dans Lurelu depuis sa création au siècle dernier. Leurs auteurs se comptent par centaines. Plusieurs dizaines de dessins originaux ont aussi été reproduits dans la revue, de même que des centaines de photos, pas toujours créditées.

Il nous est évidemment impossible de communiquer avec les auteurs de tous ces textes afin d’obtenir leur accord pour la diffusion numérique de leurs écrits, de leurs dessins ou de leurs clichés sur le portail Érudit.

Se fiant à l’expérience du consortium Érudit et à celle de Copibec, la Société québécoise de gestion collective des droits de reproduction, Lurelu informe ses anciens collaborateurs et anciennes collaboratrices qu’ils ou elles peuvent toujours, par une simple lettre adressée à la revue (avec copie à la Sodep), demander que leur texte, image ou photo soit retiré de la version numérique de la revue où il avait été publié.

Ceci, en gardant à l’esprit le fait qu’aucun revenu n’est tiré, par quelque intermédiaire que ce soit, de la diffusion numérique des anciens numéros de Lurelu.


Saison 2010-2011
de la Maison Théâtre

31 mai 2010

Le jardinage et les cycles de la nature, tout comme les voyages, seront particulièrement présents à la Maison Théâtre au cours de la prochaine saison, où l’on offrira des spectacles pour toutes les classes de jeunes publics. Sur une offre de douze spectacles, on comptera cinq créations, trois pièces du répertoire d’ici et d’ailleurs, cinq pièces s’adressant à la petite enfance, dont trois présentés en formule intime sur la scène.

La saison s’amorcera du 24 septembre au 10 octobre avec L’envol de l’ange, un spectacle de théâtre acrobatique de Dynamo Théâtre, où les interprètes interagiront avec des escabeaux dans un jeu d’ascensions et de chutes. L’histoire, s’adressant aux 8 à 12 ans, met en scène trois frères en bute à un secret de famille, que le plus jeune cherche à élucider. Puis, du 14 au 31 octobre, le Théâtre Bouches Décousues sera de retour avec Gingko et la jardinière, de Jasmine Dubé, qui en sera aussi l’interprète. Cette fois, l’œuvre présentée a été créée en coproduction avec le Théâtre Maât de Belgique; il s’agit d’une exploration de la musique avec les mots du personnage de la jardinière : deux musiciens, un contrebassiste et une flûtiste, faisant se croiser les notes avec les paroles, seront en effet sur scène. La pièce, troisième volet du triptyque «Les jardins d’enfants», est destinée aux jeunes de 4 à 8 ans.

Du 4 au 28 novembre, le Carrousel s’amènera avec une toute nouvelle création : Nuit d’orage, un texte littéraire de Michèle Lemieux adapté et mis en scène par Gervais Gaudreault pour les 5 à 9 ans. On y fait connaissance avec une fillette qui, blottie dans son lit, traverse une nuit d’orage : les questions et les réflexions sur le monde et son ampleur surgissent et envahissent son esprit. Une œuvre explorant la naissance de la pensée réflexive chez l’enfant. L’automne se terminera avec Le Voyage, le plus récent spectacle du Théâtre de l’Avant-Pays, qui, à son habitude, entremêle le jeu d’acteur et la marionnette. Un récit de voyage dans les montagnes enneigées du Japon, pour un jeune garçon mi-québécois, mi-japonais, qui découvrira au fil de la fable sa véritable origine. Une œuvre riche, à la narration complexe mais efficace, destinée aux 6 à 9 ans.

 

Suivra en janvier 2011, du 12 au 30, Pacamambo, pièce jeune public de Wajdi Mouawad, la reprise d’un succès de L’Arrière Scène, dont la création remonte à l’an 2000 et qui a connu, depuis, plus de 250 représentations au Québec et à l’étranger. Ce récit poignant d’une fillette aux prises avec la mort et le deuil de sa grand-mère s’adresse aux jeunes de 9 à 14 ans. Puis, du 2 au 27 février, l’audacieux créateur Joël da Silva et sa compagnie Théâtre Magasin nous reviendront avec Le temps des muffins, une fantaisie déjantée sur l’art de la cuisine où l’auteur, concepteur et interprète ose jouer avec la nourriture «comme ce n’est pas permis», au grand plaisir des spectateurs, selon la rumeur entendue récemment lors du festival Petits bonheurs. Le spectacle est destiné aux petits de 4 à 6 ans. Un autre classique, L’homme, Chopin et le petit tas de bois, de Reynald Robinson, créé par le Théâtre du Gros Mécano et présenté à la Maison Théâtre en 2001, y connaîtra, entre le 4 et le 20 mars, sa 300e représentation! Une œuvre mettant en scène un drôle de monsieur, joué par le même comédien, exceptionnel, depuis la création, dont la fragilité et la solitude sont abordées avec humour et tendresse. Pour les enfants de 4 à 8 ans.

Du 23 mars au 10 avril, L’Illusion, théâtre de marionnettes, s’amènera avec le charmant spectacle Chantefable, inspiré d’un conte du Moyen Âge, Aucassin et Nicolette, adapté ici pour de magnifiques marionnettes en bois de la tradition tchèque; le spectacle, créé en 2006, a d’ailleurs bénéficié de la collaboration d’artistes tchèques de grand talent. Cela s’adresse aux 7 à 12 ans. Côté adolescents, le Théâtre le Clou présentera du 12 au 20 avril une toute nouvelle création, Éclats et autres libertés, cosignée par quatre auteurs et mise en scène par Benoît Vermeulen. Un spectacle interdisciplinaire où quatre jeunes «carburant à la pensée libre et créative» s’arment de poésie, d’humour, d’art et de philosophie pour dénoncer l’immobilisme, l’individualisme et la paresse intellectuelle. Voilà qui promet, pour les ados de 14 ans et plus. L’artiste Nathalie Derome, qui signe la «dramaturgie du langage formel» de cet opus, présente à son tour, du 26 avril au 15 mai, sa propre création pour les tout-petits à partir de 18 mois, Le Spectacle de l’arbre, une œuvre tendre et poétique sur les cycles de la nature qui connaît un beau succès en tournée au Québec. Des représentations seront offertes aux petits de 18 à 24 mois et d’autres, aux 2 à 5 ans.

 

La saison se poursuivra, du 5 au 15 mai, avec la présentation d’un classique du Théâtre du Papyrus de Bruxelles, déjà présenté à la Maison Théâtre en 1996 : Hulul, qui met en scène un vieux hibou solitaire heureux d’accueillir des invités, a conquis des publics de partout par sa poésie, ses surprises et sa subtilité : «un véritable trésor qui fait ouvrir grand les yeux et qui accélère les battements du cœur», selon le programme. Un incontournable pour les 4 à 8 ans! Enfin, le Théâtre de l’Œil, théâtre de marionnettes qui en est à sa 37e année d’existence, présentera, du 19 mai au 5 juin, Sur trois pattes, «un périple imagé au cœur de la nature» pour les jeunes de 5 à 10 ans. La Maison Théâtre offre à nouveau une programmation riche reflétant ce qui se fait de mieux dans le théâtre pour la jeunesse d’ici et d’ailleurs. Pour plus d’information, consultez le site de la Maison Théâtre.

Raymond Bertin
 
Les photos: L'envol de l'ange, Le voyage, Le temps des muffins, L'homme, Chopin et le petit tas de bois, Éclats et autres libertés, Hulul.