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 VITE DIT


La librairie Monet
devient Sorcière!

2 juillet 2009

La librairie Monet devient la première librairie en Amérique du Nord à faire partie du réseau des librairies Sorcières de l’Association des librairies spécialisées pour la jeunesse, fondée en France en 1982. La librairie Monet voit par là reconnus son expertise, son fonds et ses initiatives dans la promotion de la littérature jeunesse. Elle se dit fière «de devenir, en contribuant à ce réseau, un porte-étendard de la littérature jeunesse québécoise dans la francophonie.»

Les librairies Sorcières publient la revue Citrouille dont on pourra bientôt se procurer un exemplaire à la librairie.


Lectures estivales à Québec

28 mai 2009

Pour l’été 2009, le Réseau de bibliothèques de la Ville de Québec propose trois clubs de lecture.

Le Club de lecture d’été TD, qui se déroule du 25 juin au 15 août dans les bibliothèques de certains arrondissements, s’articule autour du personnage de «l’Agent 009» et du genre littéraire policier (mystère, thriller, polar... du moment qu’il y a du mystère dans la fiction!). Les enfants de 4 à 12 ans peuvent s’inscrire au Club de lecture TD dès le 9 juin et recevoir une trousse qui comprend cahier d’activités, affiche, signet et autocollants. À partir de quinze lectures, et pour chaque tanche de cinq lectures subséquentes, le jeune lecteur recevra un coupon pour le grand tirage de la fête de clôture.

Aux mêmes dates, le Club de lecture Crock-livres (rien à voir avec les sabots de plastique) permet aux enfants à partir de 3 ou 4 ans de passer un été «croquable», affirme le communiqué. Offert lui aussi dans certains arrondissements (pas les mêmes que ci-haut, vérifiez sur le site des bibliothèques), ce Club est ouvert aux inscriptions à compter de la première semaine de juin dans la plupart des cas. Les jeunes participants (jusqu’à 13 ans) reçoivent un passeport de lecture et obtiennent des surprises après 5, 10 ou 15 livres lus.

Du 1er juin au 14 août, le Club de lecture Chien de lisard s’adresse quant à lui aux ados et jeunes adultes (13 à 21 ans), et ce pour la cinquième année consécutive. Organisé dans vingt-trois bibliothèques de Québec, Chien de lisard propose un carnet de lecture aux choix éclectiques, récents et plus anciens, de même que la possibilité de gagner des prix alléchants (on parle iPod) et de commenter ses découvertes sur un blogue. Le club s’inspire du concept Chien de lisard initié par la SPST.


La dixième
Rencontre Théâtre Ados:
une réussite

19 mai 2009

Du 16 avril au 2 mai 2009, à la Maison des arts de Laval, s’est tenu la dixième édition de la Rencontre Théâtre Ados, sous le thème «Risquez la création». Un franc succès, bien mérité, que les chiffres d’assistance croissants, tant aux représentations théâtrales qu’aux ateliers offerts au public adolescent, confirment une fois de plus. C’est en effet une belle histoire que celle de ce festival au créneau si particulier, pionnier dans notre paysage théâtral, qui multiplie les activités et les partenariats, où s’engagent artistes et intervenants des milieux scolaires, afin de donner aux jeunes une occasion de se frotter à des œuvres originales créées spécifiquement (ou non) pour eux. Que l’événement ait lieu à Laval, qui pour plusieurs est encore une banlieue lointaine malgré les stations de métro qui y mènent désormais, augmente encore le mérite de ses organisateurs à la foi inébranlable.

Création à risque
Au rang des surprises de la programmation, le spectacle d’ouverture, Bobby ou le Vertige du sens du Théâtre de Quartier, écrit et interprété par Louis-Dominique Lavigne, sous la direction du metteur en scène Ghyslain Filion, livrait la réflexion sentie et remuante d’un père tiraillé entre le souvenir de ses deux charmantes petites filles et le présent qui lui fait découvrir qu’elles sont devenues d’insaisissables adolescentes aux secrets bien gardés. Un spectacle tenant à la fois du témoignage sincère et du délire verbal, de belle tenue mais un peu trop long, dont je rendrai compte plus en détail dans ma chronique de théâtre du numéro d’automne de Lurelu.

J’ai aussi assisté à une expérience épatante de théâtre performatif – il s’agit de théâtre où les interprètes ne jouent pas des personnages mais se mettent eux-mêmes en scène, avec leurs histoires, leurs souvenirs, leur sincérité – intitulé 40 % de déséquilibre (remix). C’était la reprise d’une œuvre créée en 2007 par la jeune compagnie Système Kangourou, de Montréal. Quelque chose de tout à fait étonnant, déconcertant sans doute pour le public ado qui remplissait la salle de la Maison des arts ce jour-là, et qui a accordé une attention active à la proposition. Il faut dire que l’énergie brute dégagée par les artistes, dont le jeu très physique les pousse au bout de leurs limites lors de courses, de chutes, de mouvements saccadés et brusques, correspondait de façon évidente à celle que nous renvoient les jeunes. La scène où les cinq acteurs, jeunes aussi puisqu’ils ont entre 17 et 32 ans, descendent dans la salle, parmi le public, pour raconter leurs premières expériences amoureuses et sexuelles, demeure un moment inoubliable où l’on sentait vraiment un échange fusionnel.

Le lendemain, j’ai pu voir la deuxième production du Théâtre des 4 Coins, qui avait séduit en 2006 avec une version ingénieuse du Fantôme des Canterville, dont j’ai rendu compte du succès phénoménal dans Lurelu (hiver 2008). Cette fois, avec Hikikomori, le groupe a opté pour la création pure et simple en concevant une histoire autour du phénomène japonais des jeunes qui se coupent du monde et se réfugient dans leur univers personnel parce que déçus de la société. S’inspirant librement de la culture japonaise et de la légende d’un poisson-chat géant portant sur son dos une île où l’on a bâti une ville, la pièce raconte par bribes le désarroi d’un jeune, Hiki, dont la voisine de palier, qu’il ne connaissait pas vraiment, vient de se suicider en se jetant devant le métro. Alors qu’un cycliste tabassé par un automobiliste surgit dans son appartement, Hiki sent son esprit de plus en plus hanté par ces victimes qui envahissent son espace. Décidant de quitter l’université, Hiki n’arrive pas à se couper des catastrophes qui se multiplient autour de lui : inondation, tremblement de terre, fermeture des routes et des ponts, évacuations. La tour où il vit sera la dernière engloutie avec l’île et la ville, mais grâce à la légende Hiki refera surface. Une œuvre jeune, à peaufiner, mais riche et pleine de créativité.

Quelques chiffres
Également au programme, le récent spectacle du Théâtre le Clou, Isberg, a connu le succès lors de quatre représentations et sera de retour l’année prochaine lors de l’Entracte 2010, édition plus restreinte entre les années du festival, bisannuel. Le Théâtre I.N.K., pour sa part, donnait la toute dernière représentation de son spectacle La Cadette, créé en 2004 et qui a, depuis, sillonné les routes. Les Frères Laforêt de la compagnie Janvier Toupin Théâtre d’Envergure, une coproduction franco-québéco-acadienne, Rafales, par le Théâtre Incliné et le Théâtre populaire d’Acadie, et Léon le nul du Théâtre Bouches Décousues complétaient l’affiche professionnelle.
Outre ceux-là, la RTA a permis la présentation de quatre spectacles étudiants, en plus d’offrir des ateliers de théâtre performatif, d’effets sonores, de théâtre d’objets et de scénographie donnés par des artistes chevronnés. La finale de la LIRTA, la plus importante ligue d’impro du secondaire dans la région, a été remportée par le Collège Laval.

Une journée consacrée aux professionnels du théâtre pour la jeunesse a attiré une soixantaine de participants à une discussion publique où l’on a débattu des problématiques de diffusion et de la difficulté d’attirer les adolescents au théâtre. Deux laboratoires de création devant public et deux lectures publiques présentées par le Théâtre Bluff ont aussi été d’un grand intérêt pour l’assistance.

Au total, la RTA 2009 aura accueilli 7500 personnes pour ses différentes activités (par rapport à sept mille en 2007). La fréquentation venait à 40% de Laval, à 26% de Montréal et autant de la Rive nord, et à 10% de la Rive sud ou d’ailleurs. En amont des vingt-cinq ateliers et des seize représentations de huit spectacles différents, la RTA a organisé dans les écoles pas moins de 160 rencontres préparatoires en classe au cours du mois précédant le festival. Enfin, plusieurs écoles participantes auraient, pour la première fois cette année, participé aux activités sur deux jours ou plus.

L’Entracte 2010 aura lieu à Laval du 21 au 30 avril 2010.

Raymond Bertin

 

En cette Année mondiale
de l’astronomie

2 juillet 2009

Jusqu’au 25 octobre, à l’Espace Jeunes de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, a lieu l’exposition Virginia messagère des étoiles, qui souligne l’Année mondiale de l’astronomie. Comme toutes les expositions dans cet espace, elle est restreinte en superficie et quant au nombre de pièces montrées, mais elle s’avère du plus grand intérêt.

Côté bibliographique (puisqu’on est à la Grande Bibliothèque), elle montre des romans et bandes dessinées de science-fiction, des documentaires astronomiques pour jeunes, des albums illustrés sur les mythes cosmologiques (par exemple). Les inévitables Jules Verne et Tintin sont au rendez-vous, mais on voit aussi des romans jeunesse de Jean-Louis Trudel ou de Michèle Laframboise, ainsi que des illustrations de Jean-Pierre Normand, tous créateurs d’ici.

De vastes murales photographiques, avec échelles de distance, couvrent le grand mur du fond, tandis que les vitrines recèlent de petits trésors tels des globes (lunaire, vénusien et stellaire), des maquettes liées à la conquête de la Lune, une exquise et authentique sphère armillaire, un planétaire à engrenage datant de 1770 ainsi qu’une réplique de la lunette astronomique de Galilée.

L’astronome italien fournit d’ailleurs le prétexte de l’exposition puisque 2009 marque le quatrième centenaire de sa première observation avec la lunette d’un artisan hollandais. Plus précisément c’est la fille du savant, Virginia, née en 1600, qui est donnée comme «narratrice» de l’exposition, servant de médiatrice entre les découvertes et observations de son père, et le jeune visiteur de l’exposition.

Photos: Daniel Sernine

Maison Théâtre:
la saison 2009-2010

25 mai 2009

Après avoir célébré par diverses activités ses vingt-cinq premières années d’existence la saison dernière, la Maison Théâtre entamera à l’automne son deuxième quart de siècle en mettant à l’affiche de sa magnifique salle, quatorze spectacles conçus pour les jeunes publics.

Des publics que l'on cible de plus en plus jeunes, à partir de 3 ans, tout en accordant une place de choix aux adolescents. «Une saison riche de sens, d’approches des différences et d’histoires de résilience», écrit le directeur général, Alain Grégoire, dans la brochure promotionnelle de l’institution. Parmi ces œuvres de création, plusieurs mettent en scène des marionnettes.

Du 23 septembre au 4 octobre, une prometteuse version d’Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll par le Théâtre Tout à Trac, une jeune compagnie dont ce sera la troisième production, est mise en scène par Hugo Bélanger. Des trouvailles d’humour, un décor ingénieux où chaque livre de la bibliothèque du père d’Alice est une porte ouverte à l’imaginaire, voilà ce qu’on nous promet pour cette apologie de la lecture destinée aux jeunes de 6 à 10 ans.

Suivra, du 9 octobre au 1er novembre, Une forêt dans la tête, nouvelle production du Théâtre de l’Avant-Pays, compagnie habituée de la salle de la rue Ontario (Charlotte Sicotte, À nous deux!, Château sans roi…). Sur un texte de Marie-Christine Lê-Huu, ce théâtre qui allie marionnettes et jeu d’acteur propose une réflexion sur l’identité et la liberté mettant en vedette un garçon inventif et un vieil homme étrange. Le spectacle est destiné aux enfants de 4 à 8 ans.

En novembre, du 4 au 15, la Maison Théâtre accueillera pour la première fois au Québec le réputé Théâtre Jeune Public – Centre dramatique national d’Alsace, de Strasbourg, qui présentera La Petite Odyssée, l’histoire d’une adolescente du Moyen Âge assoiffée de savoir. Un spectacle qui fera voyager les 7 à 12 ans à travers 400 ans où ils croiseront les Léonard de Vinci, Montaigne, Diderot, Rousseau… Une visite à ne pas manquer.

Les adolescents, à partir de 11 ans, pourront voir, du 18 au 29 novembre, le plus récent spectacle du Théâtre le Clou, Isberg, une œuvre bigarrée sur le sort de trois enfants, deux frères et leur petite sœur, laissés à eux-mêmes après un accident qui a emporté leurs parents. Il s’agit d’un texte de Pascal Brullemans, mis en scène par Sylvain Scott.

Pour terminer l’automne en beauté, le Théâtre Motus offrira, du 2 décembre 2009 au 3 janvier 2010, sa toute nouvelle création, Baobab, un conte africain imaginé par Hélène Ducharme, et destiné aux petits de 3 à 8 ans. Les aventures d’un enfant né d’un œuf tombé d’un grand arbre y donnent lieu au déploiement d’une imagerie colorée et d’une ambiance musicale riches évoquant l’Afrique.

Entre le jeu et le drame
La deuxième partie de la saison débutera le 20 janvier, et ce jusqu’au 31, par Les Mauvaises Herbes, une toute nouvelle création du Théâtre Bouches Décousues et de sa directrice artistique Jasmine Dubé, qui en signe le texte, mis en scène par Benoît Vermeulen. L’auteure y fait un parallèle inattendu mais intéressant entre un jardin et un orphelinat : pour survivre et grandir, comme les enfants, les fleurs ont besoin d’attentions et de soins. La pièce sera présentée aux jeunes de 7 à 12 ans. En février, du 3 au 13, on verra Tante T, un spectacle de théâtre musical et chanté du Petit Théâtre de Sherbrooke, qui raconte les difficultés rencontrées par une famille qui accueille une vieille tante bavarde en perte d’autonomie. Une réflexion sur la mémoire et les rapports entre les générations également destinée aux 7 à 12 ans.

Les adolescents ne seront pas en reste puisqu’on leur offrira en première une création du Théâtre Bluff (D’Alaska) intitulée S’embrasent, sur un texte du Français Luc Tartar dont la mise en scène est assumée par Eric Jean, le directeur du Théâtre de Quat’Sous. Cette œuvre a notamment fait l’objet d’un laboratoire public lors de la Rencontre Théâtre Ados et a suscité beaucoup d’intérêt. Autour du coup de foudre communicatif entre un garçon et une fille dans la cour de l’école, ce spectacle promet de mettre le feu aux planches de la Maison Théâtre!

Suivront successivement : du 5 mars au 3 avril, Carton rouge sur carré vert, un spectacle de marionnettes des Amis de Chiffon (pour les 4 à 8 ans), et du 7 au 25 avril, etL’Ombre de l’escargot de la compagnie Nuages en pantalon (pour les 5 à 9 ans).

Puis, la compagnie belge Les Ateliers de la Colline viendra, du 29 avril au 9 mai, présenter un spectacle où deux acteurs manipulent de grandes marionnettes dans une histoire d’exclusion sociale au titre évocateur de Tête à claques… Une œuvre primée en Belgique qui nous fait voir toute la méchanceté des rapports humains (pour les jeunes de 9 à 14 ans). Le Carrousel s’amènera ensuite, du 12 au 16 mai, avec Le Bruit des os qui craquent, pièce coup-de-poing de Suzanne Lebeau, mise en scène par Gervais Gaudreault. Il y est question du sort fait aux enfants soldats, un sujet grave, à caractère quasi documentaire. Cela s’adresse à tous, à partir de 11 ans.
Pour clore cette riche saison, la Maison Théâtre recevra, du 19 mai au 6 juin, La chenille qui fait des trous et autres petits contes du Mermaid Theatre de Nouvelle-Écosse. Une initiation tout en couleurs et en musique à la marionnette et à la technique de la «lumière noire» pour les petits de 3 à 7 ans.

Pour plus de détails, on consulte le site de la Maison Théâtre . On peut aussi voir les sites d’autres diffuseurs de théâtre jeune public, comme les Gros Becs à Québec, l’Arrière-Scène à Beloei, ainsi que la programmation jeunesse de diffuseurs pluridisciplinaires comme, par exemple, le Théâtre du Vieux-Terrebonne.

Raymond Bertin

Vingt bisous pour Caillou

 
2 mai 2009

C’est en avril 1989 que l’artiste Hélène Desputeaux, la maman de Caillou, réalisait ses premières illustrations du célèbre bébé. On retrouve maintenant le Caillou d’origine chez desputeaux + aubin, en compagnie de son amie Mella (5 albums). La maison de production desputeaux + aubin a été fondée en 2006.

Plus récemment, en avril dernier, Hélène Desputeaux recevait l'un des Prix Reconnaissance de l'UQAM. Décernés à d’anciens diplômés, ces prix soulignent leur contribution exceptionnelle au développement et au rayonnement de leur sphère d’activité professionnelle et de l’université, à l’échelle nationale ou internationale. Détentrice d’un baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement au primaire (1984), la créatrice de Caillou a reçu le prix de la Faculté des sciences de l’éducation «pour sa créativité, ses qualités pédagogiques et son amour des enfants».