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 VITE DIT


Clubs de lecture TD
Lire aux larmes

 
20 juin 2008

Lire aux larmes, c’est le thème de l’édition 2008 du Club de lecture d’été TD. Nul doute que les jeunes de 6 à 12 ans, invités à s’inscrire à leur bibliothèque locale cet été, ne s’ennuieront pas en devenant membres d’un club qui a un tel slogan de ralliement!

Le Club de lecture d’été TD est un programme bilingue conjoint de Bibliothèque et Archives Canada, de la Toronto Public Library et du Groupe financier Banque TD. Ce programme permet à des milliers d’enfants de maintenir sinon d’améliorer leur capacité de lecture et d’écriture en favorisant le plaisir de lire. L’an dernier, près de 2000 bibliothèques canadiennes ont offert le programme; on prévoit que 250,000 enfants y participeront cet été à travers le Canada.

Le choix du thème annuel et la mise au point du programme, tant francophone qu’anglophone, sont l’œuvre d’une équipe de bibliothécaires pour enfants des bibliothèques publiques de Toronto, d'Ottawa et de Montréal. Chaque enfant inscrit reçoit une trousse de lecture comprenant une affiche couleur, une feuille d’autocollants de même qu’un journal de bord qui lui permet de consigner et commenter ses lectures. Une sélection variée de livres amusants est au menu comprenant des albums, des romans, des bandes dessinées, des contes, des documentaires, des chansons et comptines, des DVD et même des recueils de blagues! De nombreuses activités attendent les jeunes lecteurs inscrits : jeux de lecture, groupes de discussion, activités artistiques, visites d’auteurs et de conteurs.

Pour plus d’information sur le Club de lecture d’été TD et la manière de s’inscrire, consultez le site www.td-club-td.ca.


Mise en garde
de l'Uneq

27 mai 2008

Fin mai, l’Union des Écrivaines et des Écrivains Québécois a fait circuler auprès de ses membres une mise en garde contre les «contrats participatifs» proposés par certains éditeurs. L’Uneq citait le cas d’une maison d’édition française qui avait sollicité des manuscrits par le biais d’une petite annonce dans La Presse. «L’auteur, rapporte la direction de l'Uneq, n’a appris qu’au moment de la signature la véritable nature du “contrat participatif” : pour publier un livre dans cette maison d’édition, les écrivains doivent prendre à leur charge une partie importante» du coût de production de l’ouvrage.

Les écrivains devraient se méfier de tout éditeur qui les fait payer pour publier leurs œuvres : cette manière d’agir leur est défavorable. L’Union invite les auteurs qui en auraient été victimes à entrer en contact avec elle.


Près de 28 000 enfants
reçoivent un livre neuf

8 mai 2008

Dans le cadre de la 9e édition du programme La lecture en cadeau, la Fondation pour l’alphabétisation a annoncé début mai que 27 755 livres allaient être distribués à des enfants défavorisés. Il s’agit de livres neufs donnés par le public, surtout dans le cadre des Salons du livre, mais aussi auprès de librairies participantes.

Les livres seront distribués, à l’intérieur des régions où ils ont été donnés, dans 635 classes de 178 écoles, choisies selon l’indice de défavorisation du Ministère de l’Éducation. Comme ces livres visent les enfants de zéro à douze ans, certains sont aussi distribués dans environ 80 centres de la petite enfance, et plus de 150 organismes communautaires voués à la famille.

C’est ainsi que 7000 enfants montréalais ont reçu ou recevront un livre en cadeau ce printemps, 3650 en Montérégie, 1200 dans le Bas-Saint-Laurent, etc.

L’objectif premier de La lecture en cadeau est de prévenir le décrochage scolaire et l’analphabétisme, en offrant un contact privilégié avec le livre, souvent le premier que ces enfants aient reçu en cadeau. Depuis le lancement du programme en 1999, plus de 165 000 enfants (et leur famille) en ont bénéficié. Les livres donnés permettent aussi à la Fondation pour l’alphabétisation d’entrer dans les foyers défavorisés et rejoindre les parents faibles lecteurs ou analphabètes.

graphique © Fondation pour l'alphabétisation

Denis Côté
et l'Oiseau rouge

 
28 avril 2008

Un auteur québécois pour la jeunesse qui publie un récit pour les adolescents chez un éditeur français, voilà une chose qui se produit rarement.  C’est pourtant que qu’à fait Denis Côté avec Traque dans la neige, sorti aux Éditions Albin Michel en l’an 2000. Ce roman d’aventures sur fond de terrorisme et d’amour naissant, a été entièrement revu par l’écrivain, qui vient de faire paraitre une version adaptée au lectorat québécois sous le titre L’Oiseau rouge.

Entre les deux parutions, bien de l’eau a coulé sous les ponts.  C’est l’histoire de ces deux livres que l’écrivain de Québec a confiée à notre journaliste Sophie Marsolais.


La Maison Théâtre:
un quart de siècle

 
15 mai 2008

Le mardi 13 mai, la Maison Théâtre annonçait en grande pompe la programmation de sa 25e saison de théâtre pour l’enfance et la jeunesse. Vingt-cinq ans pour l’unique salle montréalaise qui se consacre entièrement à ces jeunes publics, c’est une énorme réussite qui mérite d’être célébrée! Vingt-cinq ans de création artistique, de spectacles, d’animation et de sensibilisation si importants dans le développement des enfants d’ici, voilà le gage d’un meilleur monde à venir.

Pour l’occasion, la Maison Théâtre, qui vit et prospère grâce à de nombreux partenariats et à des passionnés de divers horizons, a convié vingt-cinq de ces mordus à former le «Clan des 25». Artistes, enseignants, parents et grands-parents venus sur la scène témoigner de leur conviction et de leur admiration envers ce lieu de diffusion. Parmi eux, quelques vedettes, Louisette Dussault, Guylaine Tremblay, Benoît Brière, Chantal Lamarre, la députée Louise Harel, la sénatrice Lise Bacon, mais aussi un ingénieur d’Hydro-Québec, une grand-maman retraitée, une infirmière, deux avocats, une directrice de CPE et j’en passe.

Afin de marquer cet anniversaire important, la «jeune» institution, non seulement lance une saison des plus prometteuses, mais a également renouvelé tout l’aspect visuel de son matériel de promotion, y compris son sigle officiel. Une nouvelle image un peu plus austère, un peu plus adulte, moins proche de l’enfance… mais qui s’imposait peut-être, après des années de trouvailles exceptionnelles de l’illustrateur Pierre Pratt, dont les affiches rassemblées constitueraient certainement une exposition remarquable.

Classiques et créations

La première moitié de la saison 2008-2009 en sera une du tonnerre! Elle s’amorcera avec le retour de Salvador du Carrousel, un texte de Suzanne Lebeau mis en scène par Gervais Gaudreault, créé à l’origine en 1994. Une œuvre qui fait le lien entre le Nord et le Sud par le biais d’un écrivain public originaire d’un village péruvien. Inspirée à l’auteure par sa rencontre avec un garçon d’un bidonville près de Lima, la pièce fait découvrir la réalité du Sud à travers l’espoir et le rêve qui permettent de transcender la dureté de la vie. La pièce, pour tout public à partir de 8 ans, sera présentée du 24 septembre au 12 octobre.

Ce classique sera suivi par la visite d’une compagnie italienne, le Teatro Gioco Vita, avec Pépé e Stella (en version française : Pépé et Étoile), la fable d’une amitié entre un garçon et un petit cheval, théâtre d’ombre et jeu d’acteurs, qui partira ensuite en tournée au Québec. Elle sera à la Maison Théâtre du 17 octobre au 9 novembre, pour les 3 à 7 ans.

Suivront les Contes d’un Indien urbain, par la compagnie Ondinnok, une pièce pour adolescents (14 ans et plus), œuvre actuelle sur la réalité des autochtones, qui raconte la remontée de Simon Douglas, qui a touché le fond de l’existence avant de retrouver un sens à sa vie. À voir du 12 au 18 novembre.

Puis, de France, il ne faudra pas manquer, fin novembre, Lettres d’amour de 0 à 10, de la compagnie L’Artifice, qui avait été un coup de cœur il y a quelques années au festival Les Coups de théâtre. Lettres d’amour, qui s’adresse aux jeunes de 9 à 13 ans, est un petit bijou et fut le premier lauréat d’un Molière décerné à un spectacle jeune public, en France, en 2005.

Et pour conclure cette première partie de la saison, un autre retour, pour la troisième fois à la Maison Théâtre : celui du Bain, un classique pour les tout-petits (3 à 7 ans) signé Jasmine Dubé, créé par sa compagnie Bouches Décousues, où l’on voit un porcelet rose rouspéter et tenter de repousser l’heure du bain, alors que madame Pin-Pon, la pompière éreintée, doit faire preuve d’une rare force de conviction pour en venir à bout. Ce sera un rendez-vous des Fêtes, du 3 décembre 2008 au 4 janvier 2009.

Reprises et nouveautés

La seconde partie de la saison débutera avec Oz – Théâtre enchanté, de la compagnie Vox Théâtre d’Ottawa, pour la première fois à Montréal, avec cette adaptation libre du conte The Wizard of Oz, joué par seulement deux comédiens. Offert aux enfants de 6 à 10 ans, ce spectacle sera présenté du 7 au 25 janvier.

Lui succèdera une toute nouvelle création de la compagnie Mathieu, François et les autres…, qui nous a déjà donné trois œuvres signées Jean-Rock Gaudreault, de retour avec La Migration des oiseaux invisibles. Une sorte de conte mettant en scène Sinbad, le passager clandestin d’un bateau, et Rat d’eau, un enfant vendu au capitaine de ce bateau. Cette histoire de rêves et d’amitié, mise en scène par Jacinthe Potvin, sera à l’affiche du 30 janvier au 14 février, et accueillera les jeunes de 8 à 12 ans.

Le Théâtre Bluff reviendra ensuite avec etiEn., un spectacle pour adolescents (13 ans et plus), créé en 2002 à la Maison Théâtre, avec un succès bien mérité. On y voit un jeune rebelle, crac d’informatique, qui s’isole pour pirater les fichiers des grandes entreprises. Une représentation intense, portée par le jeu du comédien Joachim Tanguay. À voir ou à revoir, du 19 au 27 février.

Aaatchoum!, une création collective du Théâtre de l’Aubergine, met en scène cinq clowns musiciens et bruiteurs, pour les jeunes de 6 à 12 ans du 25 mars au 11 avril. Puis, Une histoire pour Édouard, du Théâtre des Confettis, texte de Lise Vaillancourt mis en scène par Hélène Blanchard, plongera les jeunes de 6 à 12 ans dans les méandres de l’imaginaire du 7 au 22 mars.

Viendra ensuite une œuvre attendue, de la communauté française de Belgique, La Cigogne et le Coucou, de la compagnie Arts et Couleurs, qui porte la signature de l’inénarrable Agnès Limbos, dont on avait vu Dégage, petit! en 2006, qui cosigne le texte et en a fait la mise en scène. Une œuvre baroque, hommage à l’interculturel, «oscillant entre le jeu, le mime et un ingénieux théâtre d’objets et d’ombres»; on nous promet «un bijou d’humanité!»

Enfin, du 14 mai au 7 juin 2009, on pourra voir La Robe de ma mère, de la compagnie L’Arrière-Scène, un texte de Serge Marois mis en scène par Sylviane Fortuny. Hommage à une mère, thriller émotif, dialogues minimalistes à la Samuel Beckett, une création qui s’adresse aux 5 à 8 ans.

D’autres activités viendront parsemer cette saison : une Fête de la Rentrée le 14 septembre, un événement international de réflexion sur le théâtre pour adolescents, Paroles croisées, en novembre en marge de la dixième édition des Coups de théâtre, etc. Rendez-vous sur le site de la Maison Théâtre pour toute information supplémentaire. Bonne saison!

Raymond Bertin