Vite dit


Metropolis Bleu:
le Festival des Enfants

22 mars

Le 20 mars, le festival Metropolis bleu dévoilait sa programmation. Une place de choix est accordée aux activités destinées aux enfants. Plus de 120 événements se tiendront du 24 au 30 avril dans divers lieux : bibliothèques, écoles, CPE, musée, centres hospitaliers et écoles spécialisées. De plus, en cette dixième édition du volet jeunesse, le Festival des enfants TD – Metropolis bleu se déploie sur d’autres territoires que Montréal : ceux de la Rive-Sud, de la Rive-Nord et de Laval.

Pour vous mettre en appétit, que diriez-vous de participer à une enquête-rallye littéraire dans les ruelles de Verdun, d’écouter en librairie, en compagnie d’êtres chers, des histoires d’auteurs d’ici, de participer à des ateliers d’écriture (poésie, slam, manga, haïkus) ou d’assister à un marathon du conte?

Des auteurs regroupés en caravane feront des lectures publiques en déambulant dans les rues de Saint-Lambert. Plusieurs rencontres se tiendront autour du thème «Vert de peur», avec André Marois, Pierre Labrie, Maureen Martineau et bien d’autres. Enfin, parents et enfants pourront admirer plusieurs expositions : «Dessine-moi des princes et princesses», «Dessine-moi des mots», «Dessine-moi un bestiaire», «Des mots pour changer» ainsi que l’exposition liée au trois célèbres albums de Rogé (Mon pays, Mon village, Mon quartier).

C’est l’écrivaine Linda Amyot (photo ci-dessus) qui coordonne le volet jeunesse

Pour en savoir plus, consultez le metropolisbleu.org

texte, Renée Leblanc; photo, Michel Pinault

Décès de Paule Daveluy

30 octobre

Radio-Canada nous a appris que Mme Paule Daveluy était décédée, le 29 octobre, à l’âge vénérable de 97 ans.

Lorsque la journaliste Paule Daveluy a commencé sa carrière d’écrivaine, elle était l’une des seules à publier des romans pour la jeunesse au Québec. À juste titre, elle a fait figure de pionnière, en co-fondant les Éditions jeunesse et l’organisme Communication-Jeunesse.

Mme Daveluy a entamé sa carrière dans les années 40, en écrivant des textes pour la radio. Elle a également collaboré à plusieurs magazines et journaux comme Châtelaine, Le Devoir, La Presse, La Patrie et Vidéo-Presse. Ses romans jeunesse apparaissent dans les années 50 : on se souviendra de L’Été enchanté et de la série «Rosanne», puis de la série «Sylvette».

Elle a été la première présidente de Communication-Jeunesse (1971-73), en plus de contribuer à la création de l’Association canadienne pour l’avancement de la littérature de jeunesse. Elle a fondé et dirigé pendant une quinzaine d’années la collection «Deux solitudes, jeunesse», aux Éditions Pierre Tisseyre, où elle a assuré la traduction de maints romans, dont ceux de Lucy Maud Montgomery.

Paule Daveluy a donc joué un rôle crucial dans l’essor de la littérature jeunesse québécoise, dans la reconnaissance des artistes d’ici et leur présence dans les écoles. Sa contribution est telle que plusieurs organismes l’ont nommée membre d’honneur : Communication-Jeunesse, l’Union des écrivaines et des écrivains québécois et l’Association des écrivains québécois pour la jeunesse. Son œuvre, surtout composé de romans pour la jeunesse, lui a valu plusieurs prix au cours de sa longue carrière (dont celui de l’ACELF en 1958 pour L’été enchanté et le prix Claude-Aubry/IBBY Canada en 1986 pour sa contribution exceptionnelle à la littérature pour la jeunesse). En 1999, elle a été faite chevalière de l’Ordre national du Québec.

Sa biographie, Paule Daveluy, ou la passion des mots, est parue en 2003 chez Pierre Tisseyre.

crédit photo: JacMat, pour la couverture de Paule Daveluy ou la passion des mots

 

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