À l'honneur


Consultez notre section des prix littéraires. Vous y trouverez une description des prix décernés en littérature jeunesse ainsi qu'une liste complète de leurs lauréats.


À Québec, les Prix de création littéraire

21 mars

La Bibliothèque de Québec et le Salon international du livre de Québec ont dévoilé le 21 mars les lauréats des Prix de création littéraire 2017. Dans la catégorie littérature jeunesse, le lauréat est Martin Fournier pour le tome 3 des «Aventures de Radisson», L’année des surhommes, publié aux Éditions du Septentrion. Les prix sont dotés d’une bourse de cinq-mille dollars.

Dans la catégorie littérature jeunesse, les deux autres finalistes étaient Victoria Grondin pour Dépourvu (Éd. Hurtubise) et Lyne Vanier pour Le cœur décousu (Éd. Porte-Bonheur). Chaque finaliste a reçu un prix de 500$.

Cette année, cinquante-neuf œuvres, publiées en 2016, ont été soumises au jury, dont 21 dans la catégorie littérature jeunesse.

La sélection des œuvres était basée sur leur qualité et leur originalité, tant sur la forme que sur le fond. Le jury était présidé par Aurélien Boivin, professeur émérite de l’Université Laval, et composé de Pierre Blais, journaliste-blogueur, Jean Dumont, libraire, Judy Quinn, auteure et réviseure, et Jean-Philippe Marcoux-Fortier, bibliothécaire, coordonnateur de la Maison de la littérature.


Louis parmi les prix

10 mars

IBBY Canada (l’Union internationale des livres pour la jeunesse, section canadienne) a annoncé le 8 mars que Louis parmi les spectres gagnait le prix Elizabeth-Cleaver pour le meilleur livre illustré canadien 2016. La lauréate, Isabelle Arsenault, a reçu une bourse de mille dollars. Ce roman graphique incarne admirablement les critères du Prix Cleaver, entre autres la «fusion des mots et des illustrations». Le livre, écrit par Fanny Britt, est paru à La Pastèque en 2016.

Isabelle Arsenault avait déjà remporté le Prix Cleaver pour Virginia Wolf, (même auteure, même éditeur) et elle a été lauréate du Prix du Gouverneur général pour l’illustration à trois reprises.


Les Prix Jeunesse des Libraires

28 février

Le 28 février, à l’édifice Gaston-Miron, l'Association des libraires du Québec (ALQ) a procédé à la remise de ses Prix Jeunesse. Ce lieu est le siège du Conseil des Arts de Montréal, et c’est la directrice-générale du CAM, Mme Nathalie Maillé, qui a remis les bourses de deux-mille dollars aux lauréats ou aux représentants de leurs éditeurs.

Dans la catégorie des albums pour les 0-5 ans, le prix est allé à Linda Bailey et Geneviève Godbout (ill.) pour Quand le père Noël était petit (Éd. Scholastic). Du côté des livres pour les 6-11 ans, l’ALQ et le CAM ont récompensé Samuel Archibald et Julie Rocheleau (ill.) pour Tommy l’enfant-loup (Éd Le Quartanier). Enfin, dans la catégorie des romans pour les 12-17 ans, les libraires ont slectionné Camille, de Patrcik Isabelle (Leméac Éditeur). Signalons que, dans le volet hors-Québec, le prix pour cette catégorie est allé à la Canadienne Susin Nielsen pour Nous sommes tous faits de molécules (La courte échelle).

Tous les livres finalistes avaient paru en 2015.

Un cahier d’activités a été conçu par l’ALQ pour les semaines de relâche. Il met en vedette les livres lauréats et finaliste des Prix Jeunesse, et est offert gratuitement dans les librairies participantes. On peut aussi le télécharger à partir du prixdeslibraires.qc.ca

Quelques-uns des lauréats: Samuel Archibald, Julie Rocheleau, Geneviève Godbout.
photo: Pierre Crépô

Illustration Jeunesse:
trois prix à Trois-Rivières

24 mars

C’est le 23 mars, lors de l’ouverture du Salon du livre de Trois-Rivières (SLTR), que les lauréats des Prix Illustration jeunesse ont été dévoilés.

Ces prix, exclusifs au Salon du livre de Trois-Rivières, contribuent depuis vingt ans au rayonnement de l’illustration de livres jeunesse au Québec et procurent ainsi une belle visibilité aux créateurs québécois. Le SLTR a remercié ses partenaires pour leur contribution aux Prix Illustration jeunesse, soit les Bibliothèques de Trois-Rivières et Marquis Imprimeur.

Cette année encore, les ouvrages soumis furent de grande qualité. Pour la catégorie Album, le jury a récompensé Isabelle Arsenault pour le remarquable Louis parmi les spectres (Éd. de la Pastèque). Dans la catégorie Petit roman illustré, le prix a été remis à Mika pour Chacun sa fenêtre pour rêver (Soulières éditeur). Pour la catégorie Relève, c’est l’artiste qui signe ValMo qui a conquis le jury, avec Un bon jour pour la chasse aux dragons (Éd. Les 400 coups). Une bourse de mille dollars a été décernée aux illustratrices gagnantes pour souligner l’excellence de leur travail.

Le jury a aussi accordé une mention spéciale à Amélie Dubois pour La peine de Sophie-Fourire (Éd. Les 400 coups).

photo en tête de colonne: Mario Groleau

Onzième remise du Prix Raymond-Plante

9 février

La Fête de la lecture et du livre jeunesse de Longueuil bat son plein et c’est hier qu’a eu lieu la onzième remise du prix Raymond-Plante. Ce prix récompense une personne ou une organisation qui s’est distinguée de façon exceptionnelle dans le domaine de la littérature pour enfants et de la promotion de la lecture auprès des jeunes et des familles.

Après avoir honoré entre autres Dominique Demers (2009), Bertrand Gauthier (2010), Cécile Gagnon (2012), Jasmine Dubé (2013) et Yves Nadon (2015), le prix a été décerné cette année à l’écrivaine, auteure dramatique et scénariste Marie-Francine Hébert (à gauche sur la photo).

Œuvrant en littérature jeunesse depuis quarante ans, celle qui s’ennuyait à l’école et qui affirme que les livres lui ont sauvé la vie, défend avec fougue son art et sa pratique, le patrimoine québécois en littérature jeunesse et la relation privilégiée de l’auteur avec son jeune lecteur. La lauréate a d’abord écrit pour le théâtre et la télévision. Dès sa création en 1974, sa pièce Cé tellement cute des enfants a eut l’effet d’une bombe; elle rompait avec la tradition des contes de fées étrangers en mettant en scène des petits Québécois d’un quartier populaire. Entre 1980 et 2000, elle a fait partie d’un groupe d’auteurs réunis autour de Bertrand Gauthier, fondateur des éditions La courte échelle, qu’elle a remercié d’avoir tracé le chemin de notre littérature jeunesse. En effet, à une époque où seuls les livres étrangers jeunesse entraient en librairie, ces créateurs étaient mus par l’urgence d’écrire des histoires dans lesquelles les enfants se reconnaitraient.

Émue de recevoir des mains de Renée Gravel, épouse de feu Raymond Plante, le prix et la bourse de deux-mille dollars qui lui est rattaché, Marie-Francine Hébert a raconté comment elle est devenue écrivaine. Enfant, alors qu’elle ne se retrouvait pas dans les livres qu’on lui imposait – elle mentionne Mon premier livre de lecture, qui présentait des petites filles sages et des parents parfaits – elle a fait la découverte, grâce à une bibliothécaire, des Malheurs de Sophie. Une porte venait de s’ouvrir, car le roman mettait en scène une fillette libre de penser et d’agir, et des parents imparfaits. Après sa lecture, la petite Marie-Francine est retournée à la bibliothèque afin d’en apprendre davantage sur la comtesse de Ségur. Puisque son nom figurait sur la couverture, elle croyait que le livre lui appartenait. Lorsque la bibliothécaire lui a appris que la comtesse était la créatrice du roman, Marie-Francine Hébert s’est dit que c’est ce qu’elle voulait faire dans la vie.

Arrivée trois fois en tête du Palmarès annuel de Communication-Jeunesse, Marie-Francine Hébert a reçu de nombreux prix littéraires tout au long de sa carrière, notamment le Prix du livre M. Christie (trois fois) et le prix Alvine-Bélisle (trois fois aussi). Ses livres ont également été traduits en plusieurs langues.

Parmi ses œuvres, mentionnons Venir au monde, Un monstre dans les céréales (La courte échelle), Nul poisson où aller (Les 400 coups), Mon rayon de soleil (Dominique et compagnie) et Le ciel tombe à côté (Québec Amérique).

Au centre de la photo: Renée Gravel; à droite, Brigitte Lépine, présidente du c.a. de la Fête de la lecture et du livre jeunesse.

texte, Nathalie Ferraris; photo, Josiane Beauvilliers

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