QUOI DE NEUF?

À l'honneur


Consultez notre section des prix littéraires. Vous y trouverez une description des prix décernés en littérature jeunesse ainsi qu'une liste complète de leurs lauréats.


Le Prix Raymond-Plante 2012
à Cécile Gagnon

2 février 2012

«J’étais jalouse de Raymond Plante. Parce qu’il était beau et parce qu’il avait une fossette au menton!» Voilà comment a débuté le discours de remerciement de la pétillante auteure jeunesse Cécile Gagnon, récipiendaire 2012 du prix Raymond-Plante. Sur un ton plus sérieux, la lauréate s’est dite très touchée de recevoir ce prix. «C’est toujours agréable de voir nos pairs souligner notre travail.»

La sixième remise du prix Raymond-Plante s’est tenue lors de la Fête de la lecture et du livre jeunesse de Longueuil, le 1er février, au Centre de formation professionnelle en hôtellerie Jacques-Rousseau, de la Commission scolaire Marie-Victorin. Ce prix est décerné annuellement à une personne ou à une organisation qui s’est distinguée de façon exceptionnelle et sur une longue période dans le domaine de la littérature jeunesse, de la promotion de la lecture auprès des jeunes et des familles.

Le maître de cérémonie et porte-parole de la Fête, le comédien Vincent Bolduc, a mentionné qu’«avec Suzanne Martel, Monique Corriveau, Henriette Major et Paule Daveluy, Cécile Gagnon a ouvert les voies de notre littérature jeunesse en y contribuant activement, de façon fondamentale et remarquable.»

Il faut dire que l’auteure célèbre cette année ses cinquante ans de vie littéraire. Son premier album, La pêche à l’horizon (Éditions du Pélican), est paru en 1961 et a reçu à l’époque le prix du Grand Jury des lettres de Montréal. Cécile Gagnon a écrit depuis près de 165 titres, dont le plus récent est Mademoiselle Adèle (Hurtubise, 2011). L’auteure a aussi fait connaître de nombreux contes traditionnels du répertoire québécois.

Soucieuse de l’amélioration de la condition de vie des auteurs, des illustrateurs et des éditeurs jeunesse, Cécile Gagnon a participé à la fondation de Communication-Jeunesse, puis à celle de l'Association des écrivains québécois pour la jeunesse (AEQJ). Tout en mettant sur pied divers programmes, elle a mené des ateliers d’écriture pour les enfants et rencontré des milliers d’élèves dans de nombreuses écoles, tant au Québec qu’au Canada, aux États-Unis, en France, en Belgique, en Suisse et en Italie.

À travers ces rencontres, l’auteure a su transmettre sa passion pour l’écriture et «pour un outil qui lui est essentiel, un outil que malheureusement on a tendance à banaliser ou à tenir pour acquis : la langue française.» Préoccupée par cette dernière, Cécile Gagnon a toujours voulu, à travers ses récits, souligner les richesses de notre langue et donner le goût aux jeunes de bien l’utiliser. D’ailleurs, les organisateurs de l’événement avaient invité le slammeur Mathieu Lippé qui a offert une prestation remarquable. Vincent Bolduc a terminé son allocution en affirmant que «la littérature québécoise pour la jeunesse reconnaît, en cette auteure prolifique, conférencière internationale et pédagogue engagée, une véritable inspiratrice.»

Le prix Raymond-Plante est doté d’une bourse de 2000 $ et a été remis à Cécile Gagnon par le président de la Table des gouverneurs, Maître Jean-Jacques Rainville, et par Renée Gravel, épouse de feu Raymond Plante. Cécile Gagnon a aussi reçu la magnifique sculpture en acrylique associée au prix depuis le tout début.

Dans l’ordre habituel : Vincent Bolduc, l’éditeur Robert Soulières, Mmes Cécile Gagnon et Renée Gravel.
Texte et photos : Nathalie Ferraris

Maryse Pelletier,
lauréate du prix Alvine-Bélisle 2011

1er décembre 2011

C’est le 1er décembre, dans le cadre du Congrès des milieux documentaires, que l’ASTED a remis son prix Alvine-Bélisle pour 2011. La lauréate fut Maryse Pelletier, pour son roman Un couteau sur la neige, paru dans la collection «Graffiti» chez Soulières éditeur. Le jury de cinq bibliothécaires dit de l’auteure qu’elle «a su créer un univers intrigant dès les premières lignes avec des personnages nuancés». La lauréate s’est mérité une bourse de 1000$ et une plaque commémorative.

Les autres titres finalistes étaient les romans 21 jours en octobre de Magalie Favre (Ed. du Boréal), La tache des cauchemars de Steve Proulx (Éd. Trécarré), l’inclassable J’invente la piscine de Bertrand Laverdure (Éd. La courte échelle) ainsi que l’album Aujourd’hui, peut-être... de Dominique Demers et Gabrielle Grimard (Éd. Dominique et compagnie).

L’Association pour l'avancement des sciences et des techniques de la documentation a remis ce prix pour la première fois en 1974. Des auteures telles Suzanne Martel, Monique Corriveau, Bernadette Renaud et Henriette Major l’ont reçu durant les premières années.


Le chasseur de prix

21 novembre 2011

Comme on le sait depuis octobre, c’est Le chasseur de loups-marins qui remporte le Prix Québec/Wallonie-Bruxelles de littérature jeunesse 2011. Avec un texte de Claire Vigneau, originaire des Îles-de-la-Madeleine, et des illustrations du Montréalais Bruce Robert, l’album est paru en 2010 dans la collection «Carré blanc» des Éditions 400 coups. Il raconte les conséquences du boycott européen sur les Madelinots pour qui la chasse aux phoques était un mode de vie tout autant qu’une source de revenus.

Claire Vigneau et Bruce Roberts ont été honorés le 21 novembre au Salon du livre de Montréal, et recevront officiellement leur prix de 3500 $ à la Foire du livre de Bruxelles début mars 2012, à la faveur d’un séjour promotionnel d’une semaine qui fait partie du Prix. Une somme de 6000 $ est également accordée aux éditeurs des œuvres primées pour en faire la promotion sur le territoire du partenaire.

Le Prix Québec/Wallonie-Bruxelles est remis tous les deux ans aux créateurs d’un livre québécois et à ceux d’une livre belge. Le thème pour 2011 était «Romans et albums d’apprentissage pour les jeunes de 9 à 12 ans».

C’est un jury bi-national composé de spécialistes du livre jeunesse qui a choisi le lauréat québécois et le lauréat belge. L’année 2011 marque les trente ans du Prix Québec/Wallonie-Bruxelles, créé en 1978 et remis pour la première fois en 1981.

texte et photo: Daniel Sernine

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